Makaïa
Fidèles à la tradition ancestrale
Assis droit sur son tambour ka, le geste ferme et la voix posée,
Philippe Makaïa possède un incomparable sens du rythme
et de l'improvisation. Il est de ceux qui savent, par leur intime
connaissance de la musique Gwoka, vous alléger le fardeau
du quotidien, vous chavirer le corps et l'âme. Alliant tradition
et modernité, il est resté fidèle à
l'esprit Gwoka, cet art total que les esclaves arrachés
des côtes d'Afrique inventèrent dans les plantations
de canne à sucre et de café de la guadeloupe.
Philippe Makaïa n'a pas choisi le tambour, celui-ci s'est
imposé à lui. Au milieu des années 70, à
14 ans à peine, il se retrouve sur la place du bourg de
Morne à l'eau, sa commune natale, à califourchon
sur un ka, en train de battre, des heures entières, les
7 rythmes de base du gwoka.
Au cours de son adolescence, il fait la connaissance, joue et
chante avec des maîtres de l'art tels Lambert Milon, Robert
Loyson, Gerard Pommer, Marceau, Linlin, et surtout Vélo
qu'il accompagnera plusieurs années sur le boulevard de
Pointe à Pitre. Avec d'autres jeunes de son âge,
il crée le groupe Gwo Siwo, avec lequel, à la recherche
d'un son nouveau, ils explorent les arcanes les plus secrètes
du gwoka qu'ils décortiquent et recomposent au gré
de leur imagination. De cette expérience, naîtra
l'album ka " Fraternité ".
Une riche expérience internationale
A 21 ans, Philippe Makaïa décide de devenir un musicien
professionnel. Il quitte la guadeloupe et à Paris, rejoint
la formation de Guy Kontet, la plus grande voix du gwoka. Aux
cotés de ce chanteur exceptionnel et novateur, qui n'hésite
pas à introduire dans son groupe des instruments modernes
tels que la guitare, la basse, le piano, il s'ouvre l'esprit et
franchit de nouveaux paliers dans la maîtrise de son art.
Le groupe de Philippe Makaïa
Percussionniste reconnu et demandé, Philippe Makaïa,
44 ans, avait toujours mis son talent au service des autres. Aujourd'hui
il nous offre le fruit de sa riche expérience en rassemblant
autour de lui 3 musiciens : la contrebassiste savoyarde Claire
Gillet, le tromboniste martiniquais Pierre Chabrèle, et
le guitariste guadeloupéen Franck Currier. Avec eux, il
exprime ses idées et une conception du Gwoka enracinée
dans la tradition est ouverte sur le monde. Sur des mélodies
et des textes qui célèbrent la nature, l'amitié,
la musique et dénoncent les maux dont souffrent la planète,
et son île la Guadeloupe.
En écoute:
*** Memwa pedi
*** An nou
alé